13/01/2016

SAINT VERNY & DESPRAT

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03/12/2015

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16/10/2015

LES 1005 TONNES!!

Et voilà! les raisins sont en pleine...

Le vin du mois

Les Cerises 2016 IGP Puy de Dôme
Les Cerises 2016 IGP Puy de Dôme

100% Pinot Noir, ce vin cultive sa personnalité sur un terroir volcanique unique au monde. Sa belle couleur...

Son Histoire

Epoque Gallo-romaine : les prémices d'un vignoble

Il est impossible aujourd'hui de dire quand les premières vignes sont apparues, mais lorsque César a conquis les Gaules, au milieu du Premier siècle av. J.-C, il n'y avait aucune viticulture dans l'Auvergne, malgré la richesse et la sophistication de l'Arverni. La preuve d'un commerce actif de vin en provenance d'Italie existe par les milliers de fragments d'amphores trouvés autour du Puy de Corent. La présence de vigne est confirmée par les lettres de Sidonius Apollinaris (430-489AD), où il y mentionne les vignes à proximité de sa résidence. De sa villa sur les rives du Lac d'Aydat, il écrivait, buvant à petites gorgées "le vin refroidi de neige".

Le Moyen-Âge : l'essor du vignoble

Durant le haut Moyen-Âge (Vème-Xème siècles), la vigne continue son expansion et profite dès le Xème siècle de l'optimum climatique médiéval : une hausse des températures s'échelonnant environ de 800 à 1300 amènera les vignerons à planter jusqu'a 1000 mètres d'altitude! On estime à 10 000 hectares la surface plantée en vignes au XIème siècle divisée en parcelles de 0.20 à 0.80 hectares chacune et appartenant à un très grand nombre de viticulteurs travaillant une multitude de cépages. La Peste de 1347 et la Guerre de Cent Ans (1337-1453) limiteront l'expansion des superficies et des productions.

La Reconnaissance royale

Les vins de Châteaugay sont déjà appréciés à la cour de Charles VI (rège 1380 - 1422). Son Chancelier, Pierre de Giac, a édifié son Château dans la ville de Chateaugay en 1381. En 1415, les habitants de Clermont exigent que le Roi publie une ordonnance, protégeant la ville de la concurrence des vins des villages environnants d'Aubiere, Beaumont et Romagnat.

Le vignoble auvergnat acquiert ses lettres de noblesse dès le début du XVIème siècle, lorsque le roi Henri IV (1589-1610) loue la qualité et le caractère des vins d'Auvergne. Plus tard, c'est au tour de Louis XIV (1661-1715) de faire remarquer son penchant pour le vin d'Auvergne. La fin du XVIIème siècle est certainement une période dorée, avec des cépages appréciés (pinot, damas) et des crus devenus célèbres (Chanturgue, Châteaugay, Corent). L'introduction massive du gamay accroît la production au détriment de la qualité et les anciens cépages deviennent très minoritaires.

Les années 1800 : La prospérité et l'arrivée du phylloxera

La demande accrue, combinée avec la navigabilité améliorée des systèmes fluviaux conduisant vers le nord, ont fait que les rives de l'Allier ont été largement plantées de vignes. Les vins sont transportés avec des céréales, du fromage et du charbon vers Paris via l'Allier et la Loire sur des barges à fond plat de 15 mètres de long spécialement construites et appelées sapinières, chacune capable de porter 15 tonnes de cargaison. Des ports avaient été construits dans beaucoup de villes et villages, tels que Mirefleurs, Cournon, Dallet, Martres-de-Veyre et Pont-du-Château, plus particulièrement pour charger les chalands en vin. Il fallait huit jours à partir de Pont-du-Château pour atteindre Briare, où un canal avait été creusé en 1642 pour relier la Loire a la Seine. A l'arrivée au quai de la Râpée à Paris, les péniches étaient soit vendues soit démontées et utilisées comme bois de chauffage, laissant les bateliers faire le chemin du retour à pied vers l'Auvergne.
L'arrivée du premier chemin de fer en 1855 eut un nouvel effet dynamisant sur le commerce, par une réponse plus rapide à la demande qui, à son tour, a créé un nouveau marché via les distributeurs de vin.

En 1860 il y avait 25.000 hectares plantés dans le département, jusqu'à 45.000 hectares avant 1890 - deux fois la taille du vignoble actuel du Beaujolais et la même superficie que celle plantée en blé dans l'Auvergne d'aujourd'hui. Les plantations de vignoble dans le Puy-de-Dôme étaient impressionnantes; après l'Hérault et l'Aude, le département était le troisième plus grand producteur de vin en France, avec Clermont-Ferrand comme capitale viticole, un cordon continu de vignes suivait le cours de l'Allier de Langeac et Brioude au sud jusqu'à Châteldon, point le plus au nord du Puy-de-Dôme. Les pentes autour de Clermont-Ferrand étaient couvertes de vignes. Le développement des plantations a entrainé le vignoble vers une course à la quantité au détriment de la qualité et l'Auvergne a lentement perdu sa réputation durant la fin des années 1800 jusqu'à l'arrivée du Phylloxera pour finalement faire entièrement disparaître tout souvenir d'une quelconque réputation passée.

Les années 1900

Il y eut une petite reprise lors de la première décennie des années 1900, mais avec les attaques de botrytis, le gel, la pluie et, en 1904, la sécheresse, toute la production fut ruinée. Malgré les belles vendanges réussies de 1907 et 1908, les vignerons ne devaient plus jamais connaître la prospérité de leurs ancêtres au 19ème siècle et à partir de 1912, le secteur viticole a connu un déclin sérieux. Il n' y eut plus aucune nouvelle plantation de vignes pendant ou immédiatement après la Grande Guerre et comme Clermont-Ferrand était devenu un centre industriel majeur, beaucoup d'agriculteurs abandonnèrent leurs terres pour s'assurer un revenu décent offert par l'omniprésence de Michelin.

Une maison vigneronne typique à Corent

Dans une tentative de retrouver sa réputation et de relancer un processus de plantations entre la Première et la Seconde Guerre Mondiale, sur l'initiative de Jean-Claude Noëllet, maire d'Aubière, s'est créée dans sa ville en 1935 la première coopérative du Puy-de-Dôme, La Clermontoise. Elle a permis aux viticulteurs d'avoir accès aux dernières avancées de la technologie viticole récemment développée et aux équipements créés spécialement pour une mécanisation plus importante du vignoble.

Après la seconde Guerre Mondiale, les vignerons de la région ont fondé la Confrérie des Compagnons du Bousset d'Auvergne; créée en 1948, et dont le but était de défendre et de promouvoir les vins du Puy-de-Dôme et de l'Auvergne en général.

Une deuxième coopérative appelée la Cave des Coteaux a été créée a Veyre-Monton en 1950. En 1991, le Groupe Limagrain, sous l'impulsion de son Président Jean Marie CROCHET, décide d'investir dans l'activité viticole auvergnate et reprend la Cave Coopérative. Elle devient la Cave SAINT VERNY. Ceci marque un tournant décisif dans le renouveau du vignoble des Côtes d'Auvergne.
L'arrêté du 17 mai 1951 marque un premier tournant avec la définition d'un AOVDQS "Côtes d'Auvergne" sur 4 communes : Châteaugay, Clermont-Ferrand (Chanturgue), Corent, et Riom (Madargue).
En 1977, l'appellation obtient le label AOVDQS "Côtes d'Auvergne", mettant fin aux deux anciens labels VDQS. Cet arrêté de 1977 s'applique pour 53 communes et définit l'aire du Côtes d'Auvergne Générique et des 5 appellations locales reconnues encore aujourd'hui : Madargue, Châteaugay,Chanturgue, Corent et Boudes.
La démarche AOC a été amorcée rapidement par la Fédération puis portée par un syndicat prévu à cet effet. En 2008, un nouvel arrêté a rendu plus sévères les conditions de production et fixé les délimitations AOVDQS (validation définitive). L'AOC a été obtenue le 16 novembre 2010 pour l'ensemble de l'aire AOVDQS et les 5 crus du territoire.

Saint Verny : patron des vignerons auvergnats

Parmi les dizaines de saints protecteurs de la vigne que les folkloristes ont recensé sur le territoire français, l'espagnol Vincent, martyrisé en 304, fait l'objet du culte le plus répandu. Cependant, en Auvergne, un martyr allemand du Moyen-Âge, le bienheureux Werner ou Verny, bénéficie depuis le XVII ème siècle d'une popularité exceptionnelle. Il eut longtemps ses confréries, ses processions ; il a encore sa statue dans la plupart des églises du vignoble limagnais. Et comme on l'aimait bien, on savait aussi le punir lorsqu'il n'avait pas rempli sa mission. Si la grêle ou la maladie avaient endommagées les raisins ; la Statue de St Verny pouvait être fouettée en place publique avec des orties...